Miss Montigny

Un sympathique film du réalisateur belge Miel Van Hoogenbempt est sorti sur nos écrans ce mercredi : Miss Montigny. Très belge même, puisque comme l’indique son titre, l’histoire se déroule à Montignies-sur-Sambre, une ville du Pays Noir.

Il nous raconte l’histoire d’une fille de 19 ans, Sandrine (interprétée par l’actrice française Sophie Quinton), qui vend des fromages au supermarché du coin. Mais son rêve, c’est d’ouvrir son salon d’esthétique. Sa mère, qui a passé sa vie comme femme de ménage, vit par procuration et la pousse à fond dans cette voie. Un jour, Sandrine entend parler du concours « Miss Montigny ». Si elle gagne, elle aura la confiance des banquiers pour financer son salon…

Nous ne l’avons pas encore vu, mais les critiques ont l’air très enthousiastes. Hugues Dayez, entendu à la radio cet après-midi, dit que le film n’est pas du tout une caricature des concours de miss à l’accent gras et « bien t’chez nous », c’est bel et bien une histoire de famille qui dépeint le paysage et la vie au sein de la classe ouvrière belge. Père au chômage, mère femme de ménage et fille censée « sauver la situation »…. Il ajoute que la relation mère-fille est admirablement étudiée et jouée par les actrices.

La bande-annonce

Petite note explicative de Soph:

Le Pays Noir, ou la région de Charleroi, est appelé de cette façon parce que c’est une région de mines de charbon. On y retrouve aussi des aciéries, hauts fourneaux et terrils qui font la superbe des paysages industriels Hennuyers. C’est là que Ced et moi sommes nés.

Charleroi est une ville qui a mauvaise réputation d’une part à cause de la criminalité de plus en plus présente et d’autre part à cause de son caractère ouvrier. Certains habitants d’autres régions forcément plus riches rient doucement des carolos car ce sont « les pauvres » de la Belgique. Loin des fastes et des dorures du Brabant Wallon et de la Principauté de Liège, loin des collines verdoyantes des Ardennes et encore plus loin des riches Flamands…. Des espèces de caïds tentent d’y faire la loi et l’insécurité est flagrante même en pleine journée.

Pourtant, c’est une ville que j’adore, je suis pronfondément Carolo. Je me souviens quand j’étais à l’école primaire, j’étais toute fière de traverser la ville à pieds pour aller à la piscine ou prendre le train. Je connaissais par coeur le nom des rues. Maintenant j’ai grandi et j’y vais moins souvent mais c’est toujours avec plaisir que je sillonne ses rues, je connais tous les raccourcis pendant que les autres passent du temps dans les embouteillages des boulevards. Je me souviens des odeurs, il y en a une qui me revient en tête là maintenant, c’est celle de l’escalator de L’Inno au boulevard Tirou. Je passais par là pour ne pas remonter à pieds toute la rue de la Montagne entre la ville basse et le bureau de ma mère. Je connais les endroits où les frites et les sandwichs sont les meilleurs… je me souviens des cours de gym à courir dans le parc où on se cachait derrière les plus gros arbres en regardant où se trouvait le prof, je me vois dans ce même parc quand je n’avais même pas 6 ans, faire mon show sur le petit kiosque et lancer du pain aux pigeons…..